Comprendre

Le mode mineur

Réservé aux abonné·es

La musique telle que nous l'avons étudié jusqu'à maintenant ne reposait que sur une seule gamme : la gamme diatonique quasi-parfaite dont les notes ont été choisies en se basant sur les caractéristiques fondamentales du son.

Cette gamme représente un outil extrêmement puissant qui permet de donner naissance à la tonalité et à l'harmonie fonctionnelle.

Toutefois, la gamme diatonique présente aussi certaines limitations et il serait dommage de s'y limiter.

Il existe d'autres façons d'agencer les notes pour donner à la musique une atmosphère complètement différente et pour augmenter sa palette expressive.

Nous allons maintenant étudier le mode mineur. Tout le système musical occidental moderne est basé sur cette opposition majeur / mineur.


Les limites du mode majeur

Nous l'avons déjà étudié en long, en large et travers : la gamme diatonique majeure (que l'on a uniquement appelé « gamme diatonique ») est un outil inestimable, mais elle présente certaines limites. En étudiant ces limites, nous comprendrons l'intérêt de composer de la musique à partir d'autres gammes.


La gamme mineure naturelle

En effectuant une très légère transformation de la gamme majeure, on obtient une nouvelle gamme avec des possibilités expressives très différente : c'est la gamme mineure naturelle.


La gamme mineure harmonique

On explique depuis le début que le mouvement V -> I est fondamental en musique. Et avec la gamme mineure naturelle, ce mouvement a beaucoup perdu de sa puissance. Il est donc très courant de se laisser aller à bidouiller la gamme pour rendre à cette cadence toute sa superbe.


La gamme mineure mélodique

Nouvelle gamme, nouvelles possibilités, et nouveaux problèmes. Décidémment, on s'aperçoit que les compositeur·ices n'hésitent pas à adapter une note par-ci par-là quand ça les arrange. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'existe la gamme mineure mélodique.


Utilisation des trois gammes mineures

Nous avons construit trois différentes gammes, qui sont toutes des gammes « mineures ». Cela paraît assez complexe. Trop complexe ? Comment savoir quand utiliser telle ou telle gamme ?

Il faut bien comprendre que ces trois gammes ne sont que des outils pédagogiques, des distinctions artificielles créées par les théoricien·nes qui aiment que les choses rentrent dans des cases bien définies.

En réalité, les compositeur·ices mélangent allègrement ces trois gammes en fonction du contexte.


L'harmonie fonctionnelle en mineur

En majeur, chaque accord dispose d'un rôle clairement établi. En mineur, les choses sont un peu plus floues.


Modulations majeur / mineur

Majeur et mineur ne sont pas exclusifs au sein d'un même morceau. Au contraire, mélanger les deux peut conduire à grandement enrichir la musique.