Du son aux notes

Réparer la gamme de Pythagore

La gamme Pythagoricienne est restée d'usage, plus ou moins en l'état, pendant plusieurs siècles. Toutefois, nous avons vu que cette gamme présente de nombreux problèmes à l'usage :

  • elle rend difficile la transposition ;
  • une des quintes est fausse, ce qui nécessite que les compositeurs prennent garde à bien l'éviter ;
  • les tierces sont fausses.

Que les tierces fussent fausses, ça ne posait pas vraiment de problème quand la musique – principalement religieuse – ne considérait que l'octave, la quinte et la quarte comme intervalles consonants. Qui plus est, la musique était principalement chantée ou jouée sur des instruments à sons mobiles, les interprètes pouvaient, en fonction du contexte, légèrement adapter la hauteur d'une note qui aurait paru fausse autrement.

Néanmoins, tel procédé est impossible avec des instruments à sons fixes, comme l'orgue, le clavier, la guitare, etc. Au fil des siècles, les théoriciens de la musique ont donc établi différents systèmes destinés à produire des gammes les plus polyvalentes possibles. En revanche, la gamme de Pythagore proposait suffisamment d'avantages pour que ses fondements soient conservés : mises à part quelques expérimentations qu'on peut considérer comme anectodiques, nous avons toujours conservé le système de gamme diatonique à sept notes réparties inégalement et de gamme chromatique à douze notes.

Nous passerons rapidement en revue les différentes solutions apportées au cours de l'Histoire, uniquement dans l'optique d'une meilleure compréhension du système actuel.

En résumé

La gamme de Pythagore étant loin d'être parfaite, de nombreux théoriciens ont tenté de la « réparer » à travers les siècles.